Rose Daphkar Salomon, figure montante des réseaux sociaux haïtiens et ambassadrice de la marque locale ParyajPam, est aujourd’hui plongée dans une situation aussi troublante qu’injuste. Derrière les murs d’un centre carcéral où elle est détenue depuis plusieurs semaines, une jeune femme, connue pour son sourire et sa générosité, semble aujourd’hui victime d’un système qui tarde à lui offrir la parole, la justice et la lumière.
À ce jour, selon plusieurs sources concordantes, Rose n’a toujours pas été présentée à un juge. Aucune audition officielle, aucun procès en vue, aucun droit élémentaire garanti. Son dossier semble figé dans l’ombre, pendant qu’elle, derrière les barreaux, attend. Attendre quoi ? Une décision ? Un procès ? Ou simplement qu’on daigne se rappeler qu’elle existe et qu’elle a des droits ?
Les proches de Rose, tout comme des observateurs du monde judiciaire, s’interrogent : s’agit-il d’une négligence ou d’un abus de pouvoir ? La Constitution haïtienne garantit pourtant à tout citoyen la présomption d’innocence et l’accès rapide à un juge. Dans le cas de Rose, ces principes semblent foulés aux pieds.
Ce silence institutionnel est d’autant plus cruel que Rose Daphkar n’est pas une figure anodine. Elle a marqué toute une génération par sa présence rayonnante sur les réseaux sociaux, sa collaboration avec des artistes locaux, et surtout par son engagement dans des actions sociales — auprès des déplacés, des plus vulnérables, et des oubliés du quotidien.
Aujourd’hui, c’est elle qui semble oubliée.
Nous lançons un appel à la justice haïtienne, aux défenseurs des droits humains et à toutes les consciences éveillées : que le cas de Rose Daphkar Salomon ne soit pas un nom de plus perdu dans les couloirs obscurs de la détention préventive. Qu’elle soit entendue. Que justice soit rendue, dans la transparence, le respect et la dignité.
La liberté ne devrait jamais être un privilège réservé à quelques-uns. Elle est un droit fondamental — même pour ceux et celles que l’on préférerait faire taire.
[Fredner Edouard]
























