Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux montre les membres du gang “Viv Ansanm” en pleine cérémonie funéraire pour des policiers qu’ils avaient eux-mêmes tués lors de la récente attaque dans la localité de Godet, commune de Kenscoff. La scène, surréaliste, ressemble davantage à un spectacle macabre qu’à un moment de recueillement.
Ce qui choque le plus, c’est la manière décomplexée avec laquelle ces criminels transforment la mort en mise en scène. Ils ne se cachent plus. Au contraire, ils célèbrent leur propre barbarie en musique, en défiant ouvertement les institutions. Certains masqués, d’autres têtes hautes, ils se rassemblent autour du cercueil comme des héros de guerre.
Rappelons que quelques jours auparavant, le porte-parole de la Police nationale avait affirmé que les policiers tués étaient présents dans la zone “pour des plaisirs féminins” — une déclaration qui avait suscité l’indignation et la colère sur les réseaux sociaux. Tandis que les gangs chantent sur les cadavres, les autorités, elles, alimentent la confusion avec des propos déplacés.
Alors que l’insécurité se généralise et que les morts se multiplient, il devient de plus en plus évident que les bandits n’ont plus peur de rien — ni de la loi, ni des armes, ni de l’État.
Y a-t-il encore un espoir pour la justice et la sécurité en Haïti ?
Pendant que “Viv Ansanm” chante, le peuple se meurt… en silence.
























