Le monde musical haïtien est en deuil. Garry Didier Perez, chanteur emblématique des années 1990 et figure marquante du compas direct, s’est éteint ce jeudi à l’âge de 59 ans, après une longue maladie.
Ancien membre des groupes Zenglen et Ozone, Perez a marqué de son empreinte une génération entière par sa voix singulière et son interprétation vibrante. Ses chansons intemporelles comme Fidèl, Anba latè ou encore Tanbou nou résonnent encore dans la mémoire collective et continueront de nourrir la nostalgie des amateurs de compas.
Dans un univers musical en constante évolution, Garry Didier Perez s’était imposé par sa sincérité artistique et sa capacité à traduire les émotions du quotidien haïtien en mélodies entraînantes. Sa présence au sein de Zenglen puis d’Ozone avait contribué à forger l’identité sonore de ces formations, qui occupent une place importante dans l’histoire du compas.
La disparition de Perez laisse un vide immense dans la musique haïtienne. Pour beaucoup, il restera un symbole d’une époque où le compas rayonnait bien au-delà des frontières, entre Port-au-Prince, Miami et Paris. Ses titres continuent d’être joués lors de bals et d’événements, preuve que son œuvre dépasse le temps.
Les hommages se multiplient déjà sur les réseaux sociaux, où fans, musiciens et mélomanes saluent la mémoire d’un artiste « fidèle à son art et à son public ».
Si l’homme n’est plus, l’artiste, lui, demeure à travers sa musique. Comme le dit l’un de ses titres phares, Tanbou nou : tant que le tambour résonne, l’esprit de Garry Didier Perez continuera d’accompagner ceux qui aiment et défendent la richesse culturelle haïtienne.
[Luckson Pierre]
























