New York, 21 avril 2025 — Lors d’une intervention remarquée ce lundi devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, le ministre dominicain des Affaires étrangères, Roberto Álvarez, a tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation continue de la situation en Haïti. Il a mis en garde contre le risque d’un conflit aux conséquences régionales voire internationales, si la communauté internationale ne prend pas des mesures décisives dans les plus brefs délais.
« La meilleure stratégie pour gérer une crise, c’est d’agir avant qu’elle ne devienne incontrôlable », a martelé le chef de la diplomatie dominicaine, appelant à une mobilisation urgente et cohérente pour accompagner le peuple haïtien vers la stabilité.
Un incident révélateur : attaque du consulat dominicain à Mirebalais
Pour illustrer la gravité de la crise, Álvarez a évoqué un incident récent à Mirebalais, dans le département du Centre d’Haïti, où deux gangs armés haïtiens ont attaqué et occupé temporairement les locaux du consulat dominicain dans la région. Cet acte de violence transfrontalière, selon lui, montre combien l’État haïtien est affaibli et comment les zones d’insécurité se multiplient, menaçant la paix dans toute la Caraïbe.
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes entre la République dominicaine et Haïti, sur fond de crise migratoire, insécurité persistante et absence de leadership politique stable à Port-au-Prince.
Un appel à l’action
Roberto Álvarez a exhorté le Conseil de sécurité à accélérer le déploiement de la mission multinationale d’appui à la sécurité en Haïti, dirigée par le Kenya, et à fournir des ressources concrètes pour contenir l’effondrement progressif de l’ordre public dans le pays voisin.
|LUCKSON PIERRE
























