Un rapport explosif publié par la Fondation Je Klere (FJKL) accuse l’ancienne directrice du Service Métropolitain de Collecte de Résidus Solides (SMCRS), Magalie Habitant, d’avoir joué un rôle central dans des activités illégales impliquant des groupes armés en Haïti.
Selon la FJKL, Habitant serait intervenue directement dans des transactions de munitions et aurait facilité la logistique pour plusieurs chefs de gang opérant dans la région métropolitaine. Le document révèle qu’elle aurait servi d’intermédiaire entre le puissant chef de gang Kempès et l’ancien député Prophane Victor dans le cadre d’un achat de vingt (20) caisses de cartouches de différents calibres, pour un montant estimé à 70 000 dollars américains.
Des échanges WhatsApp comme éléments de preuve
Le rapport s’appuie sur des messages échangés via l’application WhatsApp, qui démontrent selon la FJKL l’implication directe de Magalie Habitant dans l’organisation et la facilitation de ces transactions. Les échanges concernent notamment la localisation des munitions, leur prix, ainsi que la coordination des livraisons.
En plus de ces révélations, le chauffeur personnel de Magalie Habitant, Lenès Jean Philippe, aurait été identifié comme intermédiaire financier, chargé de transférer des fonds entre les différentes parties, ce qui laisse entrevoir l’existence d’un système bien structuré au service des intérêts des gangs armés.
Un homme d’affaires dans l’ombre
Le rapport fait également mention de la participation d’un important homme d’affaires haïtien, dont l’identité n’a pas encore été rendue publique. Ce dernier serait lié à Habitant et aurait indirectement financé certaines opérations à travers ses connexions avec des chefs de gangs. Ce pan de l’enquête souligne le rôle de certaines élites économiques dans l’entretien de la violence armée en Haïti.
Une implication grave et systémique
Les accusations portées contre Magalie Habitant illustrent une collusion inquiétante entre sphères politiques, économiques et criminelles. Si elles sont avérées, elles mettraient en lumière un réseau sophistiqué ayant contribué à renforcer les capacités logistiques et militaires des gangs qui terrorisent la population.
Jusqu’à présent, Magalie Habitant n’a pas encore officiellement réagi aux accusations contenues dans le rapport de la FJKL. Les autorités judiciaires n’ont pas non plus annoncé l’ouverture d’une enquête formelle.
Un signal d’alarme pour les institutions
Dans un pays en proie à une insécurité grandissante, ces révélations renforcent la nécessité d’un nettoyage profond des institutions et d’une véritable volonté politique de lutter contre l’impunité. Le rapport de la FJKL constitue un appel clair à la justice haïtienne pour agir rapidement et établir les responsabilités.
























